L'irruption de la police ou de la justice dans la vie d'une famille est toujours un événement traumatisant, particulièrement lorsque cela concerne un enfant. En Belgique, le droit de la jeunesse constitue une matière à part entière, distincte du droit pénal classique applicable aux adultes. Ce système complexe ne vise pas à punir, mais à protéger et éduquer le mineur, même lorsque celui-ci a commis une infraction qualifiée. Cependant, la réalité des audiences et des mesures de placement peut être brutale pour les parents non avertis.
Il est impératif de comprendre que le Tribunal de la Jeunesse dispose de pouvoirs étendus qui peuvent impacter durablement la liberté de votre enfant et l'équilibre de votre foyer. Dès la réception d'une convocation ou l'interpellation de votre fils ou de votre fille, l'assistance d'un avocat habitué aux spécificités de cette juridiction est indispensable. Le rôle de la défense est de veiller à ce que la réponse judiciaire reste proportionnée et orientée vers l'avenir du jeune, plutôt que vers l'exclusion.
Le système belge repose sur une philosophie protectionnelle qui privilégie l'éducation sur la répression. Lorsqu'un mineur commet un fait qualifié infraction, le juge de la jeunesse n'inflige pas de "peines" au sens strict, mais ordonne des mesures de garde, de préservation et d'éducation. Cette nuance terminologique est cruciale car elle définit tout l'esprit de la défense : il ne s'agit pas seulement de contester les faits, mais de proposer un projet éducatif solide qui rassurera le magistrat sur l'encadrement du jeune.
L'intervention du tribunal peut survenir dans deux cadres distincts qui se rejoignent parfois : le mineur en danger ou le mineur délinquant. Dans les deux cas, le juge dispose d'un arsenal de mesures allant du simple rappel à la loi au placement en institution fermée. C'est ici que l'expérience de Maître Mevlut TURK s'avère déterminante pour éviter les mesures les plus drastiques. En dialoguant avec le Service de Protection de la Jeunesse (SPJ) ou le Service d'Aide à la Jeunesse (SAJ), l'avocat travaille à maintenir le lien familial.
Les parents se sentent souvent démunis face à l'appareil judiciaire et aux rapports des assistants sociaux qui peuvent sembler intrusifs. L'avocat est là pour traduire le langage juridique, préparer la famille aux audiences de cabinet et s'assurer que la voix du mineur, mais aussi celle de ses parents, soit réellement entendue. Une défense proactive permet souvent d'éviter que le dossier ne s'enlise dans un suivi institutionnel lourd et contraignant.
La procédure débute bien souvent au commissariat, et c'est une étape où le risque d'auto-incrimination est le plus élevé. Un mineur, impressionné par l'uniforme et l'autorité, peut être tenté de dire ce que les enquêteurs veulent entendre pour pouvoir rentrer chez lui plus vite. Depuis la réforme Salduz, la présence d'un avocat est obligatoire lors de l'audition d'un mineur suspecté d'une infraction, garantissant ainsi le respect de ses droits fondamentaux dès la première minute de privation de liberté.
L'avocat veille à ce que les questions posées ne soient pas suggestives et que le procès-verbal reflète fidèlement les déclarations du jeune sans déformation. Les déclarations actées lors de cette première audition figeront bien souvent la suite du dossier judiciaire. Une préparation minutieuse avant l'interrogatoire permet au mineur de comprendre les enjeux et de s'exprimer calmement, sans céder à la pression ou à la panique.
Il ne faut jamais laisser un enfant affronter seul une audition, même si les faits semblent mineurs à première vue. Une simple bagarre de cour de récréation peut être qualifiée de coups et blessures, et un échange de photos sur les réseaux sociaux peut basculer vers des infractions de mœurs. La vigilance est de mise à chaque instant pour empêcher qu'une erreur de jeunesse ne se transforme en casier judiciaire virtuel qui suivra le mineur jusqu'à sa majorité.
La crainte majeure de tout parent est de voir son enfant placé en Institution Publique de Protection de la Jeunesse, communément appelée IPPJ. Ces centres, qui privent le mineur de sa liberté, sont la réponse ultime du juge face à des faits graves ou à une situation de danger persistant. L'objectif premier de la défense est de proposer des alternatives crédibles à cet enfermement, en démontrant que le cadre familial est capable d'assumer l'éducation et la surveillance du jeune.
Il existe de nombreuses solutions intermédiaires que l'avocat peut plaider, telles que la prestation éducative d'intérêt général ou le maintien en famille sous conditions strictes. Maître Mevlut TURK s'attache à construire un dossier de personnalité étoffé, mettant en avant la scolarité, les activités sportives et le soutien familial, pour prouver que le placement serait contre-productif. Convaincre le juge que le mineur a compris la leçon sans passer par la case détention demande une argumentation fine et humaine.
Dans les cas où le placement est inévitable, le combat juridique continue pour en réduire la durée et préparer le retour au domicile dans les meilleures conditions. Le tribunal réévalue régulièrement la situation, et chaque audience est une opportunité pour demander une révision de la mesure. L'avocat reste le lien constant entre le jeune isolé, sa famille et le magistrat, veillant à ce que le projet éducatif reste la priorité absolue.
Il existe une exception redoutable dans le droit belge pour les mineurs âgés de plus de 16 ans ayant commis des faits très graves. Le juge de la jeunesse peut décider de se dessaisir du dossier s'il estime que les mesures protectionnelles sont inadéquates. Le jeune est alors renvoyé vers une juridiction pour adultes ou une chambre spécifique, où il risque des peines de prison classiques. C'est le scénario catastrophe que la défense doit éviter à tout prix.
Cette procédure de dessaisissement du juge de la jeunesse est extrêmement technique et nécessite une expertise pointue pour être contestée. L'avocat doit démontrer, souvent avec l'aide d'experts psychologues ou psychiatres, que le jeune est encore accessible à une démarche éducative et qu'il n'est pas ancré dans la délinquance. C'est une bataille juridique intense où l'avenir du mineur se joue sur le fil du rasoir, entre protection de l'enfance et droit pénal commun.
Face à la complexité des lois coordonnées sur la protection de la jeunesse, l'improvisation n'a pas sa place. Chaque décision prise au stade de l'enquête ou de l'instruction a des répercussions en cascade. Faire appel à un conseil expérimenté permet de naviguer dans ce système avec la certitude que tous les moyens légaux sont déployés pour offrir une seconde chance au mineur.
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